mardi 12 mai 2009

B comme bouchon bestial, B comme possessivité

Juste un petit extrait pour commencer :

Une stratégie [pour s'assurer d'être le père des petits] consiste simplement à empêcher qu'un autre mâle vienne s'accoupler ultérieurement avec la femelle. Pour cela, le mâle peut prolonger la copulation au-delà du temps requis pour la fécondation, faisant alors office de bouchon copulatoire. (...) Chez certaines espèces, le mâle peut même déposer dans le tractus génital de la femelle une substance gélatineuse qui se durcit au contact de l'air dans les minutes suivant l'accouplement, réduisant ainsi ses chances de s'accoupler ultérieurement avec d'autres mâles.


Dans mes notes de cours, à côté de ça, il est écrit 'YARK'. En temps normal, je prends des pas mal bonnes notes de cours, mais là, j'ai eu un petit blocage.
En comparaison, j'aime presque le gros macho niaiseux à la limite du gorille qui se tapoche le chest.
Le prof a ajouté que dans certains cas, les bouchons sont vraiment énormes, ça serait l'équivalent pour une humaine de se faire déverser 4L de Jell-O dans le vagin. Élégant.

vendredi 1 mai 2009

Heille, bonjour! Vous venez chercher votre courrier? Fait beau hein?

Y'est 4h du matin virgule pis j'entends mon proprio ronfler. Sa chambre est en-dessous de la mienne.
Soit qu'il ronfle fort en tabarnak, soit j'ai aucune espèce d'intimité.

En tout cas, certains matins, ça va remettre en perspective le 'croiser les proprios dans l'escalier'.

vendredi 24 avril 2009

Roux et blanc, best of

J'ai envie de parler de mon chat.

C'est assez normal, parce que 1) je suis cinglée par rapport aux animaux * et 2) mon chat clanche tous les chats du monde sur n'importe quoi, même TA MÈRE!.

*Remarquez qu'ici il aurait été facile d'insérer une formulation du genre 'si vous me connaissez, vous savez que', afin d'établir un rapport entre moi et les 4-5 personn
es qui ont la gentillesse de venir lire ici, mais calvâsse que c'est mielleux/inutile comme mots, alors à la place de les écrire j'ai pris 5 lignes pour les disser.

Mon chat, il est né approximative
ment le 1er mars 2007, et il a été trouvé dans un panier à pique-nique dans un parc, avec ses 2 frérots. Je vais le répéter, parce que tsé, UN PANIER À PIQUE-NIQUE DANS UN PARC. Des chatons. Roux et blancs. J'ai beau haïr les viarges de forwards quétaines que mes... connaissances quétaines m'envoient, avec des images de chiots et de chatons qui se mordillent les oreilles dans un champ de marguerites ou avec un soulier dans la gueule, imaginer trouver des bibis chats dans un panier à pique-nique dans un parc me fait presque brailler.

Je suis allée le chercher à la SPCA en mai, le jour même où j'ai emménagé avec ex-copain avec qui ça allait déjà pas bien, et je dois avouer en rougissant un peu que mon amour des animaux était un peu mélangé avec le besoin intense d'avoir une bouée affective, poilue et chaude dans ce cas-ci, surfeuse inexpérimentée en eaux mouvementées que j'étais à ce moment. On était pris dans les boîtes, j'étais à peine installée, mais rien n'aurait pu m'empêcher d'aller chercher mon chaton, ce jour-là.

J'avais jamais pensé avoir un chat pâle, c'est bizarre hein? C'était la première fois que j'avais un félin comme compagnon et je m'étais toujours imaginée avec un chat noir, gris foncé ou le nom de la couleur dont j'me rappelle jamais là, tortue? Enfin. Je sais pas trop pourquoi, probablement par désir ridicule de m'imaginer mon côté dark, chats noirs et tout. Mais finalement, une chance que je voulais un tout p'tit bébé et qu'il n'y avait que lui et son frère, parce qu'évidemment, c'est le meilleur chat du monde.

Je voulais un nom absurde parce que j'aime bien ça (et je dois dire que Ju ma chérie m'avait pas mal donné le goût avec 'Camion' et 'Léo BBQ'), j'ai pensé à plein d'affaires trop zoufs, pour finalement adopter Gregory Chat, et on peut mettre 'rles' entre parenthèses à la fin pour ceux qui comprennent pas. Je suis pas mal contente de ce nom-là. Je l'utilise rarement au complet, parce que Greg ça se dit beaucoup mieux et qu'un moment donné, mes voisins vont soit 1) s'inquiéter de m'entendre toujours parler à Gregory Charles ou 2) venir cogner chez nous pour avoir son autographe. Bref.

Ah non, pas bref, une dernière chose sur son nom, ou deux. Quand j'héberge des couchsurfers qui ne parlent pas français et ne connaissent surtout pas monsieur Charles, j'es
saie quand même toujours de leur faire comprendre le drôle de la chose, mais je fouaire toujours. Si y'a des bilingues doués qui ont une suggestion à me faire, je suis ouverte à la chose. Pis quand je vais chez le vétérinaire et que la madame infirmière pour animaux sort avec son dossier, toute solennelle, et demande bien fort 'Grégory Charles?', j'ai du plaisir à chaque fois à regarder le visage des gens dans la salle d'attente. Et je ris encore toute seule quand je regarde les petites bouteilles de pilules, sur lesquelles il est écrit 'Gregory Chat' avec mon nom de famille.

J'ai encore plein de choses à dire sur mon chat, et je réalise en l'écrivant que c'est un peu bizarre, compte-tenu du fait que je viens d'écrire x nombre de paragraphes juste sur son origine, m'enfin. Là je vais aller jouer les Montréalaises branchées, consommer de l'alcool parce que c'est le cinquième (ou sixième, ça dépend de votre école de pensée) jour de la sema
ine et qu'il fait chaud, presque.

Maintenant, préparez-vous à dire 'RHOOOOOOOOOOO il est tellement mignooooooooon' :















dimanche 19 avril 2009

Entrée culinaire absurde

Bon, alors :
- mon frigo est particulièrement plein, parce que
- ma maman a passé la semaine dernière avec moi (et mon papa aussi, quelques jours), parce que
- j'me suis pété le pied (ok, le cinquième métatarse du pied gauche, mais ça sonne tellement plus l'fun de dire que c'est mon pied au complet), parce que
- je fais de la danse et que je me pète constamment la gueule.

Alors, bon. Malgré la richesse du contenu de mon frigo, j'ai eu plusieurs occasions de manger au resto cette semaine et, évidemment, je suis allée. Ça suffit le gaspillage, ce soir je maximise l'utilisation de ce que j'ai.

Je me suis levée de mon bureau avec l'intention de me faire un sauté de légumes dans le wok, rendue devant ma chambre j'avais envie d'un sandwich aux tomates sur bagel tout-garni de chez St-Viateur, en entrant dans la cuisine, j'étais rendue au veggie beef-steak avec des patates et des haricots. En ouvrant le frigo, je me suis rendue compte qu'il me restait des asperges, BEAUCOUP d'asperges, et qu'elles allaient être gaspillées, sacrilège. Donc j'ai décidé de me faire des asperges au four avec du fromage et normalement, du jambon, sauf que j'avais pas de jambon ou de substitut équivalent.

J'ai donc fouillé pour trouver un quelconque truc qui pourrait 'emballer' le fromage dans le petit paquet d'asperges pour que ça fonde bien également, et euh, j'ai décidé d'essayer de le faire avec des pelures de patates et le traditionnel cure-dents. Hihihihihi. N'im-porte quoi. Alors je l'ai fait, et j'ai mangé des bonnes patates crutes parce que le thème du repas était évidemment de ne pas gaspiller. J'ai aussi mangé des radis, j'en ai échappé un que j'ai jamais été foutue de retrouver, j'imagine que je vais devoir fonctionner à l'odeur durant les prochaines semaines...

Alors finalement? Ben, c'tait pas pire du tout, mais mon idée de pelures de patates était tellement absurde, j'aurais été aussi bien de prendre de la corde tant qu'à ça. Et euh, c'est pas exactement un repas suffisant, quelques petits 'paquets' d'asperges gratinées. J'ai pensé prendre des photos un moment donné, mais je me suis aussitôt ordonné de ne pas charrier, viarge.

Quelle soirée! La prochaine fois, je pourrais peut-être parler de mon itinéraire d'époussetage dans mon appartement?

J'ai encore faim.

lundi 30 mars 2009

Un cas flagrant de «ouain, pis?»

[Si je pouvais faire jouer une chanson pour accompagner les mots qui sont là, ça serait Something in the way, de Tricky – eh, oh, j’ai évidemment le droit d’obséder sur lui cette semaine, le spectacle est vendredi!]

Tantôt, hier, je mangeais du popcorn (tsé, j’ai beau être plutôt athée, si y’a une chose que je devais considérer comme une création de dieu, ça serait bien le popcorn). Une bonne minute après que j’aie versé le contenu du sac dans un bol, un grain a explosé et a envoyé plein d’autres grains hors du bol, et cette image-là a mis plein de métaphores toutes plus nulles les unes que les autres dans ma tête. À propos de délais, de garder des choses en dedans, de cumuler. On s’entend qu’on parle de popcorn, là. Quel beau moment de dimanche soir, quel beau moment d’histoire.

Ouain pis? Ben, rien. Heille, en plus j’avais même pas mis ce titre-là pour faire un concept, ça vient d’arriver, tout seul, là. C’est la beauté de mon cerveau.

Moi, j’aime le non-dit. Moi, j'aime pas les conversations à la « ouain ben moi je fais ÇA dans la vie », les « bon, toi et moi, on est quoi au juste? » et autres mises au point terre-à-terre. Moi, j’aime les possibilités.

Ne pas dire oui, ça garde la possibilité du non.
Ne pas dire non, ça garde la possibilité de… tsé? Les papillons peuvent continuer de papillonner, pis les gens peuvent continuer de se faire écraser en traversant la rue en avant de chez eux.

Le non-dit, ça repousse l’établissement de limites. Repousse, oui, pas évite. Mais pousser et repousser, faire pousser, c’est quand même un jeu intéressant, non? Je trouve que oui, je passe mon temps à le faire, le test de mes propres limites, mais ça c’est une autre histoire.

Évidemment, le gros désavantage du non-dit c’est qu’il rend, s’il y a lieu, l’impact du pétage de gueule proportionnel au temps et à la quantité d’illusions présentes. C’est possible de remplacer ici « pétage de gueule » par « agréable surprise », occasionnellement, sauf que moi, j’crois pas ben ben à ça, les grandes occasions.

J’pense que finalement, j’aime le non-dit quand je suis pas sûre de ce que je veux me faire dire, ou dire.


Reste que j’aime mieux me péter la gueule que passer mon temps à trop me définir.


vendredi 20 mars 2009

J'ai des narcos à vendre, pas cher pas cher

Parlant de poum-tsi, j'ai toujours trouvé ça extrêmement absurde que le thème sonore de Maisonneuve en direct soit le fameux beat de la chanson Insomnia, de Faithless. C'est une ligne ouverte, le midi, sur une chaîne 'sérieuse' (Radio-Can), et on nous part le gros dance 1996.

Parlant de Faithless, j'aime ça. Si je passe outre les beats trop pop, j'aime ça les ambiances weirds, les voix suaves d'hommes qui semi-parlent/semi-chantent, coudonc. Je trouve que ça vieillit vraiment bien, contrairement à.. TA MÈRE!, tiens.

Parlant de suave... Tricky à Montréal. TRICKY À MONTRÉAL.
TRICKY. À. MONTRÉAL.

Le 3 avril, au La Tulipe, je vais échanger 25 unités de un dollar contre de l'or shooté direct dans mes oreilles. 25 piastres contre la chance de voir un musicien qui est pour moi une icône, une légende vivante, ça me paraît un troc raisonnable? Tséé! J'avais mis une croix sur l'idée de le voir en spectacle, parce que je sais pas, pour moi, ça faisait partie de la catégorie 't'es née 10 ans trop tard, tough luck'. Comme Bran Van 3000, que finalement je suis pas allée voir malgré les occasions durant les derniers mois... En me psychanalysant (sic) rétroactivement, j'ai compris que c'est parce que j'ai trop peur d'être déçue, la petite floune de 13 ans toujours en moi, qui rappe sur Afrodiziak toute seule dans son sous-sol, veut pas se faire péter sa balloune.

Parlant de balloune, mais Tricky, c'est un intérêt plus... mature, que je lui porte, je suis consciente qu'il est pas infaillible et que le show va peut-être être poche (sauf que... pfff). N'empêche que ça fait longtemps que j'ai pas été aussi enthousiaste à l'idée d'un spectacle, madame et monsieur.

Parlant de rose, y'a un p'tit carnet rose dans ma vie, avec écrit sur le dessus :
Une bonne action n'est jamais perdue.
Il a une reliure de petits anneaux en métal et un élastique gris qui le tient fermé. Le carnet, il a un parcours de vie pas mal space. Il se promène entre les mains de deux personnes qui s'aiment beaucoup, par-dessus l'Atlantique. Hein, hein?! Être un carnet, je voudrais être celui-là.

Parlant de mains, je suis pas mal terre à terre aujourd'hui, je trouve.

samedi 14 mars 2009

Des dentistes gays

J'ai bien essayé, mais ça marche pas. Verbaliser de façon cohérente ce qui se passe dans ma tête ces temps-ci, c'est pas concluant. Soit que ça bloque complètement, soit que ça sort par petits mottons tout à fait incohérents avec des mots qui manquent, soit que ça sort plate et monotone, aucunement représentatif. L'alcool a tendance à délier les cordons de ma bourse de mots intérieure, mais elle redevient avare en même temps que l'alcool s'évapore, ce qui est quand même probablement une bonne chose, hein.

Je pense que le chaos de certaines
chansons de Mr Oizo est ce qu'il y a de plus proche du contenu de ma tête. C'est joliment explosif, c'est pas un chaos négatif hein. Remarquez, essayez pas trop de faire des rapprochements avec les noms de chansons, parce que Pourriture, Bruce Willis is Dead, Cut Dick, Gay Dentists et Steroids, c'est quand même pas là, eh, oh.

J'arrête pas de dire que je dois faire mon ménage de printemps, je vais changer de verbe et de temps, peut-être que faire mes armoires va aérer ma tête en même temps.

On repassera pour la profondeur, en attendant, ALLEZ ÉCOUTER LES DENTISTES GAYS!