samedi 7 mars 2009

J'étais partagée entre l'envie d'vomir et l'envie d'...

(5 juillet 2005, 3h53AM)

Y'a quelque chose de poétique à être assise dans la cafétéria d'un hôpital à 2h du matin, à manger un sandwich caoutchouteux de la cafétéria d'hôpital, sous le regard bienveillant du gars d'la cafétéria d'hôpital, habitué à voir les gueules de déterrés au fond du métro parisien.. euh, non, au fond d'la salle d'urgence.

Y'a quelque chose de sacrément intense à courir sous les éclairs et les coups de tonnerre parmi les plus forts que j'ai entendus. J'aime la pluie, j'aime encore plus les orages, et j'aime encore plus courir dedans.

Y'a quelque chose de très cliché à conduire sous l'orage, en pleine nuit, les vitres un peu baissées pour faire pitié et être mouillée, à essayer de sortir les idées de sa tête avec "Fly Away" de mon sexy Lenny qui joue à pleine tête.

Y'a quelque chose d'incroyablement réconfortant à une serviette prise de la lingerie, quand tu rentres détrempée à la maison, mais rien comparable à enfouir son nez dans le cou de son chien, faute de copain. Et même sans "faute de copain". Tsé, ma p'tite boule froissée de chaud.

Y'a quelque chose de culpabilisant à éprouver certains sentiments. Quand t'es supposé éprouver de l'amour inconditionnel pour quelqu'un, mais que la seule raison que tu trouves pour cet amour inconditionnel, c'est que t'es supposé l'éprouver, ça forme une boule dans l'ventre, et j'suis trop honteuse pour essayer de faire fondre la boule. Rien en commun, calvaire.

Y'a quelque chose de crissement frustrant à manquer d'électricité quand t'es en train d'écrire trois messages différents dans trois fenêtres différentes...

J'ai quelque chose, moi. J'sais pas, je plane sur rien, ce soir.
Ça s'coupe, ça s'dépasse, ça s'harmonise.
S'empêcher de réfléchir trop longtemps, ça donne un résultat explosif, des fois. Retenir les parenthèses et cloner les points...

En tout cas.

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