lundi 30 mars 2009

Un cas flagrant de «ouain, pis?»

[Si je pouvais faire jouer une chanson pour accompagner les mots qui sont là, ça serait Something in the way, de Tricky – eh, oh, j’ai évidemment le droit d’obséder sur lui cette semaine, le spectacle est vendredi!]

Tantôt, hier, je mangeais du popcorn (tsé, j’ai beau être plutôt athée, si y’a une chose que je devais considérer comme une création de dieu, ça serait bien le popcorn). Une bonne minute après que j’aie versé le contenu du sac dans un bol, un grain a explosé et a envoyé plein d’autres grains hors du bol, et cette image-là a mis plein de métaphores toutes plus nulles les unes que les autres dans ma tête. À propos de délais, de garder des choses en dedans, de cumuler. On s’entend qu’on parle de popcorn, là. Quel beau moment de dimanche soir, quel beau moment d’histoire.

Ouain pis? Ben, rien. Heille, en plus j’avais même pas mis ce titre-là pour faire un concept, ça vient d’arriver, tout seul, là. C’est la beauté de mon cerveau.

Moi, j’aime le non-dit. Moi, j'aime pas les conversations à la « ouain ben moi je fais ÇA dans la vie », les « bon, toi et moi, on est quoi au juste? » et autres mises au point terre-à-terre. Moi, j’aime les possibilités.

Ne pas dire oui, ça garde la possibilité du non.
Ne pas dire non, ça garde la possibilité de… tsé? Les papillons peuvent continuer de papillonner, pis les gens peuvent continuer de se faire écraser en traversant la rue en avant de chez eux.

Le non-dit, ça repousse l’établissement de limites. Repousse, oui, pas évite. Mais pousser et repousser, faire pousser, c’est quand même un jeu intéressant, non? Je trouve que oui, je passe mon temps à le faire, le test de mes propres limites, mais ça c’est une autre histoire.

Évidemment, le gros désavantage du non-dit c’est qu’il rend, s’il y a lieu, l’impact du pétage de gueule proportionnel au temps et à la quantité d’illusions présentes. C’est possible de remplacer ici « pétage de gueule » par « agréable surprise », occasionnellement, sauf que moi, j’crois pas ben ben à ça, les grandes occasions.

J’pense que finalement, j’aime le non-dit quand je suis pas sûre de ce que je veux me faire dire, ou dire.


Reste que j’aime mieux me péter la gueule que passer mon temps à trop me définir.


3 commentaires:

  1. suis tombée sur ce blog par hasard -- svp, s'il existe une liste...j'aimerais qu'on m'y inscrive...suis sous le charme

    m vw

    square_tomato@hotmail.com

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  2. Pour t'inscrire au RSS : http://emmepeaunblog.blogspot.com/feeds/posts/default

    Bien plus pratique qu'une liste :)

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  3. "Reste que j’aime mieux me péter la gueule que passer mon temps à trop me définir."

    .. voyon me pe.. tu viens de passer toute une entrée de blog à essayer de te définir!! haha! jtaiiime!

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